Rapport sur les Coupes Rases Organisés par Sylvamo Forêt Service et Comptoir des Bois de Brives.
Posté : dim. 9 nov. 2025 12:02
Arbres, Forêts et Industrie de la pâte à papier
Source COPACEL : Saillat, Mimizan, Tartas Biganos, Saint Gaudens, Tarascon sur
rhône (LIENS DISPONIBLES EN BAS DE LA PAGE)
En France, plutôt dans le sud-ouest, il y a 6 usines de pâtes à papier, certaines pour la fabrication de pâte à papier pour la transformation en papier ou en carton, d’autres pour la vente de pâte à papier à des papetiers non intégrés ou à des utilisations d’autres applications de la cellulose.
Il faut savoir que la pâte à papier peut être produite à parti de bois résineux (softwood) cours de la PàP NBSK (North Bleach Softwood Pâte de résineux blanche du Nord ou SBSK idem mais du sud ou de bois feuillus NBWK (idem mais Hardwood = feuillus) ou SBHK idem mais du sud-ouest
Il existe aussi la pâte à papier recyclée issue du recyclage de vieux papiers ou cartons dont nous ne parlerons pas ici.
PROCÉDÉS DE FABRICATION
Résumé synthétique :
Il y a la production - thermomécanique
- dynamique
Il faut savoir qu’il faut environ 4 Tonnes de bois vert (bois coupé non séché) pour faire 1 Tonne de pâte à papier. La partie du bois étant utile est la cellulose et la lignine qui donne les hémicelluloses, le reste ; l’écorce, la liqueur noire et l’eau contenue dans le bois (entre 40 à 50 % du poids) n’est pas utile dans la pâte mais va être utilisée comme combustibles.
Les papeteries de :
- Biganos (SMURFIT KAPPA) (F33)
- Tartas (RYAM) (F 40)
- Mimizan (GASCOGNE) (F40)
utilisent 100 % de résineux principalement de la forêt plantée de pins maritime du massif des landes.
Les papeteries de :
- Saillat sur Vienne (SYLVAMO) (F87)
- Saint Gaudens (Fibre Excellence) (F31)
- Tarascon sur Rhône (Fibre excellence) (F84)
utilisent un mixte de résineux et de feuillus
Le cas de Sylvamo à Saillat sur Vienne (F87)
L’usine de Sylvamo fabrique bon an mal an 330 000 Tonnes de pâte à papier par an .
220 000 Tonnes sont utilisées sur le site pour la transformer en papier blanc impression écriture (ramettes de bureau essentiellement).
Pour faire fonctionner l’usine, il est nécessaire de l’alimenter en bois à raison de 1 million 300 000 Tonnes/an chaque jour. (5 jours sur 7) 200 camions forestiers amènent à l’usine des rondins de bois, le diamètre idéal est supérieur à 20 cms et inférieur à 50 cms (cahier des charges aux forestiers).
Le process de l’usine fait que la demande est de 75 % de feuillus et de 25 % de résineux. Ce bois provient d’une zone géographique de 130 kms autour de l’usine (coût de transport).
Sur les 1,3 millions de Tonnes donc 950 000 Tonnes de bois vert feuillus , 1 arbre (tronc) de 50 cms de diamètre long de 10 mètres donne environ 2m3 de bois soit environ 1,8 T à 2T
Ce qui revient à dire que l’usine de Saillat doit disposer de presque 490 000 arbres par an ! (moyennement, environ)
Si on utilisait les principes sylvicoles de prélèvement de 10 arbres à l’hectare, 10 à 15 % de la forêt concernée (bois) il faudrait exploiter 49 000 hectares de forêt. Pour se donner un ordre d’idée, la forêt domaniale d’Orléans fait 35 000 hectares, donc il faudrait exploiter 1,4 fois la forêt d’Orléans par an !!! d’où des coûts prohibitifs vu l’étendue qu’il serait nécessaire de travailler.
En coupe rase 5 000 hectares seront suffisant...
Qui est en charge de l’approvisionnement en bois de l’usine de Saillat sur Vienne ?
Le comptoir des bois de Brive (CBB)
Il lui incombe de trouver les 1,3 millions de tonnes de bois pour alimenter l’usine pendant un an.
Au CBB il y a environ 100 personnes réparties sur Brive et dans les départements autour de Saillat à 140 kms à la ronde d’où le bois provient.
La stratégie du CBB étant d’obtenir des coupes au plus bas prix, travaille avec l’ONF et d’autres gestionnaires de forêts domaniales qui lui imposent des contraintes en terme d’exploitation des forêts (périodes d’abattage, état des chemins forestiers, météo, etc.) ce qui lui complique la tâche.
Source CNPF CNPF.FR
La forêt privée en France représente 75 % du couvert forestier avec 3,3 millions de citoyens propriétaires.
C’est une ressource inestimable dont le CBB NE PEUT PAS SE PASSER.
L’idée « géniale » a jailli dans les esprits des dirigeants d’ International Paper devenue depuis SYLVAMO en 2019 en créant la société SYLVAMO Forêt Services. Emmanuel Ripout
Sous couvert d’intentions « louables » : bonnes pratiques, gestion forestière durable, certification FSC, PEFC , replantage d’arbres etc.
Le SFS de part ses statuts accède à la liste de tous les propriétaires forestiers (même petits) de France ainsi qu’à leurs adresses et coordonnées.
En quelque sorte, une mine d’or. Il ne reste plus qu’à les démarcher et à leur faire de belles offres « Greenwashé » pour permettre d’accéder à ces pépites.
Comme ces petits propriétaires ne connaissent pas grand choses aux questions forestières , le SFS et le CBB s’occupent de tout et contrairement aux règles de l’ONF ou des organismes domaniaux imposées, là ils font comme ils veulent et organisent les coupes rases et replantes derrière des essences résineuses à la place des feuillus en obtenant des aides, subventions et la bénédiction des services de l’état. Excusez du peu, le beurre, l’argent du beurre et le reste…
Avant, il était impossible d’accéder pour le CBB à la liste des propriétaires forestiers, il était donc difficiles d’organiser des coupes rases beaucoup plus rentable avec les abatteuses plutôt qu’avec des bûcherons.
Souvent le problème rencontré, étant qu’une forêt d’un seul tenant appartenait à plusieurs propriétaires qui ne se connaissaient pas tous entre eux. La coupe était discontinue donc onéreuse.
Maintenant le « SFS » ayant la liste exhaustive des propriétaires forestiers et ayant accès à tous les cadastres peuvent démarcher l’ensemble des propriétaires.
Il ne faut pas s’étonner si dans les campagnes de plus en plus de bois ou petite forêt (attention de l’utilisation du terme forêt qui dépend de la surface) sont victimes de coupes rases.
Quand l’abatteuse est à pied d’œuvre, c’est trop tard, c’est en amont qu’il faudrait bloquer les coupes rases. Le conducteur de l’abatteuse n’est pas le responsable ce sont ceux qui lui ont passé commande les vrais responsables).
Sauf en cas de maladie de la forêt ou partie de la forêt validée par un organisme phytosanitaire indépendant, il faudrait interdire les coupes rases.
- Revenir aux vraies pratiques sylvicoles durables, prélèvement raisonné d’arbres dans le couvert forestier,
- Intervenir auprès des élus et surtout des députés afin de supprimer les aides et subventions faisant suite aux coupes rases non justifiées phyto sanitairement même si elles sont replantées par la suite, sauf pour les exploitations de résineux plantées. Forêt des Landes, Forêt d’épicéas, Forêt de Douglas.
La croissance et la richesse des forêts de feuillus est tout autre que celle des résineux aussi en terme de biodiversité.
Informer via le CNPF l’ensemble des propriétaires forestiers de France, les 3,3 millions de citoyens sur les mensonges de la gestion forestière durable qui permet surtout au CBB et au SFS de trouver les 490 000 arbres nécessaires chaque année au coût le plus bas possible pour alimenter l’usine de Saillat sur Vienne et faire profiter les actionnaires américains de SYLVAMO de dividende obtenu au sacrifice de la biodiversité française.
Le CBB et ses clients intéressés
En plus d’approvisionner en bois l’usine SYLVAMO de Saillat sur Vienne, le CBB fournit aussi des clients qui dans certains cas sont des partenaires.
Prenons le cas de la Fabrique de palettes DESTAMPES à Etagnac en Charente à 3kms de Saillat. Le CBB fournit en partie le bois pour les scieries de Creuse et de Corrèze du Groupe DESTAMPES. SYLVAMO est intéressé à deux niveaux :
DESTAMPES est le plus gros fournisseur de palettes du site de Saillat et les déchets du bois des scieries de DESTAMPES sont broyées en plaquette papetière et livrées au site de Saillat sur Vienne.
Là aussi pour ne pas bloquer la production du site par manque de palettes, il faut que les scieries DESTAMPES soient toujours alimentées en grume ou rondins de bois issue de coupe forestière en partie organiser par le CBB après le travail du « SFS ».
SOURCES :
https://www.sylvamo.com/fr/fr/ou-sommes ... t-services
https://www.sylvamo.com/fr/fr/ou-sommes ... s-de-brive
https://www.francebleu.fr/emissions/mad ... mousin-190
https://www.copacel.fr/producteurs/
https://www.copacel.fr/producteurs/#162 ... a2217-7a28
https://www.cnpf.fr/
https://www.parcs-naturels-regionaux.fr ... tiere-cnpf
https://www.cnpf.fr/le-cnpf-et-la-foret ... e-la-foret
Source COPACEL : Saillat, Mimizan, Tartas Biganos, Saint Gaudens, Tarascon sur
rhône (LIENS DISPONIBLES EN BAS DE LA PAGE)
En France, plutôt dans le sud-ouest, il y a 6 usines de pâtes à papier, certaines pour la fabrication de pâte à papier pour la transformation en papier ou en carton, d’autres pour la vente de pâte à papier à des papetiers non intégrés ou à des utilisations d’autres applications de la cellulose.
Il faut savoir que la pâte à papier peut être produite à parti de bois résineux (softwood) cours de la PàP NBSK (North Bleach Softwood Pâte de résineux blanche du Nord ou SBSK idem mais du sud ou de bois feuillus NBWK (idem mais Hardwood = feuillus) ou SBHK idem mais du sud-ouest
Il existe aussi la pâte à papier recyclée issue du recyclage de vieux papiers ou cartons dont nous ne parlerons pas ici.
PROCÉDÉS DE FABRICATION
Résumé synthétique :
Il y a la production - thermomécanique
- dynamique
Il faut savoir qu’il faut environ 4 Tonnes de bois vert (bois coupé non séché) pour faire 1 Tonne de pâte à papier. La partie du bois étant utile est la cellulose et la lignine qui donne les hémicelluloses, le reste ; l’écorce, la liqueur noire et l’eau contenue dans le bois (entre 40 à 50 % du poids) n’est pas utile dans la pâte mais va être utilisée comme combustibles.
Les papeteries de :
- Biganos (SMURFIT KAPPA) (F33)
- Tartas (RYAM) (F 40)
- Mimizan (GASCOGNE) (F40)
utilisent 100 % de résineux principalement de la forêt plantée de pins maritime du massif des landes.
Les papeteries de :
- Saillat sur Vienne (SYLVAMO) (F87)
- Saint Gaudens (Fibre Excellence) (F31)
- Tarascon sur Rhône (Fibre excellence) (F84)
utilisent un mixte de résineux et de feuillus
Le cas de Sylvamo à Saillat sur Vienne (F87)
L’usine de Sylvamo fabrique bon an mal an 330 000 Tonnes de pâte à papier par an .
220 000 Tonnes sont utilisées sur le site pour la transformer en papier blanc impression écriture (ramettes de bureau essentiellement).
Pour faire fonctionner l’usine, il est nécessaire de l’alimenter en bois à raison de 1 million 300 000 Tonnes/an chaque jour. (5 jours sur 7) 200 camions forestiers amènent à l’usine des rondins de bois, le diamètre idéal est supérieur à 20 cms et inférieur à 50 cms (cahier des charges aux forestiers).
Le process de l’usine fait que la demande est de 75 % de feuillus et de 25 % de résineux. Ce bois provient d’une zone géographique de 130 kms autour de l’usine (coût de transport).
Sur les 1,3 millions de Tonnes donc 950 000 Tonnes de bois vert feuillus , 1 arbre (tronc) de 50 cms de diamètre long de 10 mètres donne environ 2m3 de bois soit environ 1,8 T à 2T
Ce qui revient à dire que l’usine de Saillat doit disposer de presque 490 000 arbres par an ! (moyennement, environ)
Si on utilisait les principes sylvicoles de prélèvement de 10 arbres à l’hectare, 10 à 15 % de la forêt concernée (bois) il faudrait exploiter 49 000 hectares de forêt. Pour se donner un ordre d’idée, la forêt domaniale d’Orléans fait 35 000 hectares, donc il faudrait exploiter 1,4 fois la forêt d’Orléans par an !!! d’où des coûts prohibitifs vu l’étendue qu’il serait nécessaire de travailler.
En coupe rase 5 000 hectares seront suffisant...
Qui est en charge de l’approvisionnement en bois de l’usine de Saillat sur Vienne ?
Le comptoir des bois de Brive (CBB)
Il lui incombe de trouver les 1,3 millions de tonnes de bois pour alimenter l’usine pendant un an.
Au CBB il y a environ 100 personnes réparties sur Brive et dans les départements autour de Saillat à 140 kms à la ronde d’où le bois provient.
La stratégie du CBB étant d’obtenir des coupes au plus bas prix, travaille avec l’ONF et d’autres gestionnaires de forêts domaniales qui lui imposent des contraintes en terme d’exploitation des forêts (périodes d’abattage, état des chemins forestiers, météo, etc.) ce qui lui complique la tâche.
Source CNPF CNPF.FR
La forêt privée en France représente 75 % du couvert forestier avec 3,3 millions de citoyens propriétaires.
C’est une ressource inestimable dont le CBB NE PEUT PAS SE PASSER.
L’idée « géniale » a jailli dans les esprits des dirigeants d’ International Paper devenue depuis SYLVAMO en 2019 en créant la société SYLVAMO Forêt Services. Emmanuel Ripout
Sous couvert d’intentions « louables » : bonnes pratiques, gestion forestière durable, certification FSC, PEFC , replantage d’arbres etc.
Le SFS de part ses statuts accède à la liste de tous les propriétaires forestiers (même petits) de France ainsi qu’à leurs adresses et coordonnées.
En quelque sorte, une mine d’or. Il ne reste plus qu’à les démarcher et à leur faire de belles offres « Greenwashé » pour permettre d’accéder à ces pépites.
Comme ces petits propriétaires ne connaissent pas grand choses aux questions forestières , le SFS et le CBB s’occupent de tout et contrairement aux règles de l’ONF ou des organismes domaniaux imposées, là ils font comme ils veulent et organisent les coupes rases et replantes derrière des essences résineuses à la place des feuillus en obtenant des aides, subventions et la bénédiction des services de l’état. Excusez du peu, le beurre, l’argent du beurre et le reste…
Avant, il était impossible d’accéder pour le CBB à la liste des propriétaires forestiers, il était donc difficiles d’organiser des coupes rases beaucoup plus rentable avec les abatteuses plutôt qu’avec des bûcherons.
Souvent le problème rencontré, étant qu’une forêt d’un seul tenant appartenait à plusieurs propriétaires qui ne se connaissaient pas tous entre eux. La coupe était discontinue donc onéreuse.
Maintenant le « SFS » ayant la liste exhaustive des propriétaires forestiers et ayant accès à tous les cadastres peuvent démarcher l’ensemble des propriétaires.
Il ne faut pas s’étonner si dans les campagnes de plus en plus de bois ou petite forêt (attention de l’utilisation du terme forêt qui dépend de la surface) sont victimes de coupes rases.
Quand l’abatteuse est à pied d’œuvre, c’est trop tard, c’est en amont qu’il faudrait bloquer les coupes rases. Le conducteur de l’abatteuse n’est pas le responsable ce sont ceux qui lui ont passé commande les vrais responsables).
Sauf en cas de maladie de la forêt ou partie de la forêt validée par un organisme phytosanitaire indépendant, il faudrait interdire les coupes rases.
- Revenir aux vraies pratiques sylvicoles durables, prélèvement raisonné d’arbres dans le couvert forestier,
- Intervenir auprès des élus et surtout des députés afin de supprimer les aides et subventions faisant suite aux coupes rases non justifiées phyto sanitairement même si elles sont replantées par la suite, sauf pour les exploitations de résineux plantées. Forêt des Landes, Forêt d’épicéas, Forêt de Douglas.
La croissance et la richesse des forêts de feuillus est tout autre que celle des résineux aussi en terme de biodiversité.
Informer via le CNPF l’ensemble des propriétaires forestiers de France, les 3,3 millions de citoyens sur les mensonges de la gestion forestière durable qui permet surtout au CBB et au SFS de trouver les 490 000 arbres nécessaires chaque année au coût le plus bas possible pour alimenter l’usine de Saillat sur Vienne et faire profiter les actionnaires américains de SYLVAMO de dividende obtenu au sacrifice de la biodiversité française.
Le CBB et ses clients intéressés
En plus d’approvisionner en bois l’usine SYLVAMO de Saillat sur Vienne, le CBB fournit aussi des clients qui dans certains cas sont des partenaires.
Prenons le cas de la Fabrique de palettes DESTAMPES à Etagnac en Charente à 3kms de Saillat. Le CBB fournit en partie le bois pour les scieries de Creuse et de Corrèze du Groupe DESTAMPES. SYLVAMO est intéressé à deux niveaux :
DESTAMPES est le plus gros fournisseur de palettes du site de Saillat et les déchets du bois des scieries de DESTAMPES sont broyées en plaquette papetière et livrées au site de Saillat sur Vienne.
Là aussi pour ne pas bloquer la production du site par manque de palettes, il faut que les scieries DESTAMPES soient toujours alimentées en grume ou rondins de bois issue de coupe forestière en partie organiser par le CBB après le travail du « SFS ».
SOURCES :
https://www.sylvamo.com/fr/fr/ou-sommes ... t-services
https://www.sylvamo.com/fr/fr/ou-sommes ... s-de-brive
https://www.francebleu.fr/emissions/mad ... mousin-190
https://www.copacel.fr/producteurs/
https://www.copacel.fr/producteurs/#162 ... a2217-7a28
https://www.cnpf.fr/
https://www.parcs-naturels-regionaux.fr ... tiere-cnpf
https://www.cnpf.fr/le-cnpf-et-la-foret ... e-la-foret