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La reproduction chez les abeilles

Posté : dim. 25 déc. 2022 23:33
par silvered12
Suite à moultes tergiversations dans des débats de bien piètre qualité avec des citadins bobos et inculte sur les bords, ainsi que de part la constatation d'une certaine ignorance qui reste tout de même normal étant donné le sujet de niche qu'est devenue l'apiculture, je me permet de vous faires part de certaines connaissances

Pour commencer, non, les ouvrières ne pondent pas, ou bien je ne donnerai pas chère de la colonie en question. Non, la reine n'engendre pas par génération spontané, n'en déplaise aux féministes qui s'imaginent engendrés sans l'aide d'un mâle et aux vieux universitaires et intellectuelles bandants sur d'anciennes pratiques telles que la saigné ou boire sa pisse en vantant leurs mérites par pur bêtises ou parce que c'étais mieux avant.

Le processus est en réalité bien plus complexe que ce que l'on croit et il est d'ailleurs encore bien mal compris, même par les spécialistes.

Au printemps, les faux-bourdons sortes de la ruche, ceux-ci, d'après une découverte très récentes, se réunissent en un point, fait dont la mécanique nous échappe encore en l'absence d'éléments de corrélation tel que le champs magnétiques ou la distance entre colonies. Il convient encore une fois de distingués le faux-bourdon du vrai bourdon, bien différent.

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Le bourdon est aisément reconnaissable par son cul blanc et sa corpulence, un insecte doux et inoffensif, il ne pique pas le moins du monde. Il est étranger à la ruche et constitue l'espèce du bourdon.
Le faux-bourdon, membre de la ruche, ne pointera jamais dehors et passera son temps à gamberger sur les rayons de la ruche en quémandant de la nourriture continuellement telle un supporter de la coupe du monde au Qatar. Son rôle est exclusivement reproductif, dès lors que la reine rentrera à la ruche après avoir été fécondé, ceux-ci feront l'objet d'un massacre généralisé, les individus encore présent à l'intérieur étant tout simplement tué ou au mieux, poussé à la sortis et condamné à mourir dehors de faim ou de prédateur. Précisons qu'il ira se reproduire avec une reine autre que sa mère pour des raison évidentes.

La reine s'envole donc seul au printemps vers ce nuage de faux-bourdon pour une étape de sa vie aussi que comique que traumatisante et qui aurait des allures de film d'horreur si cela était inhérent à l'espèce humaine.

Du 5ème au 15ème jour de son existence, la reine fait du repérage sur les lieux de son futur vol nuptial qu'elle effectuera du 15ème au 18ème.

Lors de la dernière étape du processus, la reine doit se faire féconder par 15 à 18 mâles pour remplir sa spermathèque, une fois dans toute sa vie pour un maximum de 4 ans et demi en moyenne, bien que, d'expérience, je puis dire que la reine et sa porté dégénèrent au bout de trois ans.

Croyez moi, vous ne pouvez pas envier ces faux-bourdons, âmes sensibles, s'abstenir.

Les bourdons attrapent la reine en vol et se reproduisent avec la reine selon un schéma classique que vous connaissez tous. Viens le moment de l'éjaculation et le glas de la vie du bourdon dans une scène terrifiante. En effet, le bourdon, pour éjaculer, doit se faire exploser les organes génitaux si fort qu'un bruit est tout-fait audible et, pour l'avoir entendus, est très semblable à celui d'un claque doigts.

Que l'on me pardonne l'illustration de ce fait mais aucune information n'est mieux exprimée que par l'image.

Ainsi le bourdon tombe sur le sol et se tord de douleur avant de mourir.

Son pénis est conçu par mère nature afin de rester engoncer telle un bouchon emboitable par les autres mâles, à l'image des Tupperware "rangement pratique" dans votre placard de cuisine.

La reine s'en retourne ensuite à la ruche où elle pondra environ 2000 œufs par jours durant la saison faste et jusqu'à 200 000 œufs par ans.

Moralité de l'histoire, faites vous un nœud à la bite et ranger là où elle est d'habitude avant que ça vous joues des toures.


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